Christine Ager

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Christine Ager

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Vermi-Farm

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Sous le sol d’un marché de Nairobi, une ressource précieuse était gaspillée. Chaque jour, des tonnes de déchets organiques — épluchures de légumes et de fruits — étaient jetées. Christine Ager a choisi d’y voir une opportunité. Sa solution : le lombricompostage, qui utilise des vers de terre pour transformer ces déchets en engrais organique riche, tout en construisant un écosystème agribusiness autour de cette idée.

Un an après avoir été classée 2e dauphine dans la catégorie Championne de l’autonomisation des femmes au WAYA 2024, cette idée s’était transformée en un projet bien plus vaste qu’une simple production d’engrais.

L’initiative Vermi-Farm est passée de 1 200 agriculteurs à plus de 6 700 petits exploitants dans 12 nouveaux comtés — dont 87 % de femmes et 68 % de jeunes de moins de 35 ans. L’équipe est passée de 7 à 15 employés, majoritairement des jeunes et des femmes. Plus de 250 emplois supplémentaires ont été créés grâce aux unités de serres intelligentes DigiShamba.

Le financement du WAYA a permis d’élargir la production, de lancer un engrais liquide (Vermiliquid), d’améliorer les formations et de renforcer les systèmes de compostage. Cela a attiré des financements supplémentaires et permis de multiplier les revenus mensuels par 3,4.

Le modèle Vermi-Farm se distingue par son approche globale. Le programme Adapt Finance a permis à plus de 4 200 femmes de co-investir dans des serres et d’accéder à des financements adaptés. Avec un apport initial d’environ 210 USD, les agricultrices peuvent accéder à une agriculture de précision. Les résultats sont significatifs : les revenus hebdomadaires sont passés d’environ 200 KES à plus de 17 000 KES.

La technologie est au cœur du modèle : capteurs IoT, chatbot basé sur l’IA, paiements via blockchain et modules de formation accessibles sur téléphone basique.

Sur le plan environnemental, les résultats sont également notables : réduction de 78 % de la consommation d’eau, augmentation des rendements, diminution de l’utilisation d’engrais chimiques et développement de jardins scolaires pour sensibiliser les jeunes.

Christine a également gagné en visibilité, devenant mentor et leader reconnue dans le secteur.

À partir de déchets organiques issus d’un marché de Nairobi, elle a construit un modèle qui redéfinit l’agriculture pour les femmes au Kenya — et potentiellement à l’échelle de l’Afrique de l’Est.